Les cours sont répartis de Septembre à Avril.
Durée de la préparation :
L'admission à la préparation se fait sur avis d'une commission qui étudie le dossier de candidature comprenant une lettre de motivation, un CV et les résultats scolaires.
Le concours est ouvert aux Bacheliers ou titulaires d'un diplôme équivalent.
Il faut être âgé de 17 ans au moins au 31 Décembre de l'année des épreuves de sélection.
La durée des études après la réussite au concours d'entrée est de 3 ans.
Le diplôme obtenu est le Diplôme d'Etat d'Infirmier(e).
Administration des soins, surveillance des malades.
Les activités de l'infirmier comportent trois aspects principaux.
Les soins à donner aux malades.
Ce professionnel est avant tout un collaborateur du médecin.
Il est chargé de surveiller l'évolution de l'état du malade
afin d'ajuster au mieux le traitement prescrit. Le fait
d'être en contact permanent avec la personne lui permet
d'apprécier l'état pathologique et l'effet du traitement
sur le patient. Cette fonction lui donne des responsabilités
importantes, car toute erreur dans l'administration des soins
peut avoir des conséquences graves. Cette partie plus technique
de son activité l'amène à assurer les pansements, piqûres,
perfusions, prélèvements sanguins, dialyses... Au-delà des
soins hospitaliers, le personnel infirmier contribue au
soutien moral des malades et de leurs familles. L'infirmier
participe par ailleurs, avec l'équipe soignante, à la visite
quotidienne auprès des malades.
Les fonctions, les interventions, l'ambiance de travail
varient selon le service dans lequel il exerce :
chirurgie, cardiologie, maternité...
L'infirmier établit un planning de soins, en fonction des prescriptions du médecin. A cette fin, il prend contact avec d'autres services pour obtenir les rendez-vous nécessaires à la mise en œuvre du traitement. Enfin , les comptes-rendus des visites du médecin sont consignés dans le cahier de soins afin d'avoir un suivi personnalisé et continu du patient.
Au sein des institutions publiques et dans les entreprises,
l'infirmier a un rôle essentiel de prévention, en particulier
dans le domaine de la santé scolaire et universitaire et en
protection maternelle et infantile (PMI).
Eventuellement, l'infirmier peut être amené à animer des
groupes de travail, de réflexion autour de différents
thèmes (approche globale du malade, nouvelles thérapeutiques...).
De fortes contraintes en milieu hospitalier.
En milieu hospitalier, le temps de travail hebdomadaire est agencé
selon un horaire irrégulier : alternance d'équipes du matin, après-midi,
nuit, mais aussi des permanences les week-ends et les jours fériés.
Ces horaires sont souvent difficiles à concilier avec une vie de famille.
Au sein des services, l'infirmier travaille en collaboration constante
avec les membres de l'équipe hospitalière : médecins, internes, aides-soignants
et autres professionnels de la santé.
En milieu extrahospitalier, l'infirmier peut exercer dans les entreprises, les administrations, les centres de soins. Les horaires y sont plus réguliers.
Environ 13 % du personnel infirmier est installé en libéral, c'est-à-dire à son compte. Choisissant l'indépendance, les infirmiers s'engagent davantage que par le passé dans cette voie. Ils peuvent être seuls ou choisir de s'associer. S'ils travaillent seuls, leur responsabilité et la prise en charge psychologique du malade s'avèrent plus importants. L'infirmier libéral doit être aussi gestionnaire et comptable, et être capable de se constituer une clientèle fidèle. Il faut trois années minimum d'exercice dans un service hospitalier public ou privé afin de pouvoir s'installer en libéral.
Technicité et sens de la relation.
L'infirmier doit être à l'écoute des malades et suivre leur évolution. Le sens de l'observation et de la communication, le sens des responsabilités, l'aptitude à travailler en équipe sont indispensables. Il doit aussi faire preuve d'une bonne résistance physique et nerveuse surtout dans les services à pathologie grave ou certains services de pédiatrie. Véritable technicien de la santé, il doit se tenir au courant des évolutions technologiques.
Le soutien psychologique du patient est important. Il faut savoir écouter, rassurer. C'est un métier qui exige de la disponibilité et qui, au-delà des qualités humaines, nécessite un solide équilibre psychologique et une bonne résistance physique (la profession est déconseillée aux personnes souffrant de maladies ou de déviations de la colonne vertébrale).
S'il travaille en libéral, l'infirmier doit savoir diversifier son activité.
Evolutions professionnelles Après quelques années d'expérience professionnelle, les infirmiers peuvent se spécialiser en préparant les diplômes suivants :
Après une expérience professionnelle de quatre ans minimum et réussite du concours de sélection, l'infirmier peut également préparer en un an le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d'occuper un poste d'encadrement dans un service ou de formateur dans une école de soins infirmiers.
Certains se réorientent vers d'autres professions paramédicales : ergothérapeute, manipulateur d'électroradiologie médicale, masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue, psychomotricien et sage-femme. Des facilités leurs sont accordées pour les conditions d'admission en formation ou la durée des études.
Un passeport contre le chômage.
On compte actuellement près de 480 000 infirmiers... et surtout infirmières en exercice. L'activité salariée reste prédominante puisqu'elle concerne plus de 80 % des infirmières en activité. L'hôpital public est de loin le plus gros employeur avec près de 160 000 emplois.
De plus en plus, le goût de l'indépendance mène cette profession à exercer en libéral (actuellement 13 %). La régression de l'emploi hospitalier, autant que le goût de l'indépendance, expliquent cette évolution.
Des fonctions nouvelles apparaissent, elles concernent autant le secteur hospitalier que le secteur libéral : technicité accrue des soins, création d'établissements d'hébergement pour personnes âgées, organisation de services d'aide à domicile, développement de l'hospitalisation à domicile. Le traitement mensuel des infirmiers du secteur public est de l'ordre de 1460 € net en début de carrière et de 2 150 € net en fin de carrière. En établissement privé, les salaires sont fonction des conventions collectives et sont variables d'un établissement à l'autre. En libéral, les rémunérations sont plus élevées, jusqu'à 2 130 € en moyenne, mais les horaires de travail sont très chargés. Compte tenu des besoins, il n'y a pas de problèmes de débouchés pour les infirmiers à condition d'accepter une certaine mobilité géographique.
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